Se les toucher dans le tram

Au départ, il y a un petit chat blanc et noir tenu comme un bébé par une jolie brune. . «Minou – minou… Qu’elle jolie chatounette ! Elle en a de la chance d’avoir une si jolie maman !». Sourire de la belle : «C’est un mâle !» «Moi à sa place, je serais moins calme!» Re-sourire : «Il est tout mou à cause des calmants. Il sort de se faire castrer».

Hommes inférieurs

J’ai avalé fort ma salive. Par compassion.

Le chat mou, lui, a tenté de se lécher les parties intimes (ex). La belle lui a ramené la tête sur elle. Et elle l’a embrassé entre les oreilles. Elle est descendue à Ste Catherine.

Du coup, j’ai fait le point sur ceux qui, étant inférieurs au chat car ne pouvant se les lécher, compensent en se les touchant. Chose (assez) fréquente dans le tram. Merci Natacha pour l’aide.

Étude de ceux qui se les touchent dans le tram

Le seul au monde

Téléphone sur les genoux, il parle fort (avec les écouteurs mais même, il parle fort). Sujet: la soirée du jeudi genre à la Bodega-Bodega. Sa main va sur sa braguette dans les moments les plus forts du récit (commande d’un huitième mojito/Besoin d’aller aux toilettes). Il se touche sans s’en rendre compte, donc n’a aucune honte. C’est le gratteur inconscient.

Le conscient

Lui, il fait un check avec ses potes (pour les ruraux, le check remplace la poignée de main, on se cogne les poings). En mode caillera sapé téci, sa main va régulièrement sur la zone braguette du survête (si possible tout blanc propre). Attention, il ne se gratte pas, il remonte. C’est plus subtil. C’est parce qu’il y a d’autres mâles qu’il fait ça. Comme de faire pipi dans les coins pour un chat (sauf que les chats ça pue).

Le honteux

Il aime le plaisir. Il ne peut renoncer. Mais il tient à rester discret.  Par éducation. Repérable par sa politesse et ses mouvements de tête inquiets. Son truc : la main dans la poche (assez profond). Selon Natacha c’est un sournois. Cela peut aussi être médical, si ça gratte trop pour résister.

Les vicelards

Eux ça les excite. Ce sont des malades. Ils mériteraient qu’on la leur coupe (selon Natacha). S’ils pouvaient choisir d’être chats ils signeraient, pour pouvoir se lécher. Mais ils risqueraient l’opération. Pas idéal.

En cadeau, des beaux dessins sur un tube de Brassens en version espagnole (en cliquant sur ce lien Youtube ou bien ci-dessous si j’arrive à le coller).

 

3 thoughts on “Se les toucher dans le tram

  1. Ah ! les chattes et leur compagnon, vaste sujet. Et que dire de celui de « la mère Michel » qui a perdu son chat.

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