Jambes écartées, station Roustaing

J’ai retrouvé Carla au pub. Carla a viré de top modèle pour magazines masculins à militante féministe. Elle a critiqué mon post de samedi dernier. «Pas de quoi fouetter un chat mon beau Vincent. Tu t’approches d’une femme pour lui parler, mais tu ne dis rien, tu ne fais rien. De quoi as-tu honte franchement ?»

Manspreading

-Je me suis senti lourdingue quand j’ai compris qu’elle était en famille.

-Tu te fais un film. Il y en a qui ne se posent pas autant de questions. Prends les mecs qui écartent les guiboles dans les transports en commun. Ça, c’est du lourd.

-Des hommes font ça ?

-Vincent, atterris ! À Madrid, il y a même des autocollants pour lutter contre ça. C’est le «manspreading» . Ouvre les yeux !manspreading

Du coup, cette semaine, j’ai essayé de les ouvrir (les yeux).

Petite étude de l’écartement des jambes dans le tram

J’ai trouvé pas mal d’articles, des blogs anglais ou français, et j’ai observé dans le tram que les femmes écartent moins que les hommes (à l’œil, j’allais pas non plus sortir le mètre). Disons qu’elles ne croisent pas plus les jambes que nous, mes frères. Et nous, on va du micro au grand écart. Pour du très gros, je n’en ai pas vu.

En plus, vu la taille des sièges, on peut vite gêner même sur un petit écart.

Photo prise à Roustaing
On peut gêner l’autre vite fait, vu la taille des sièges.

Conclusion : une position physique écartée n’est du « manspreading » que si ça gêne voisine ou voisin.

Carla m’a regardé. « Vincent, je te parie les pintes qu’en cas de womanspreading, tu porterais pas plainte. »

J’ai direct réglé les Guinness.

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